Aller au contenu
Information et mise en relation avec des organismes certifiés, France entière contact@bilan-des-competences.fr · textes vérifiés en septembre 2026
Bilan des Compétencesdéroulé, confidentialité et financement

Cadre légal vérifié en septembre 2026

La question qu’on n’ose pas poser : mon employeur va-t-il le savoir ?

Demander le programme

Le déroulé des trois phases et les critères de choix d’un organisme, par courriel.

Aucun numéro demandé, aucun appel non sollicité. Ce site ne vous demandera jamais le montant de vos droits ni vos identifiants Mon Compte Formation.

C’est le premier frein, et de loin. La crainte est réelle : être identifié comme « sur le départ » a des conséquences concrètes sur les missions confiées et les perspectives. Bonne nouvelle, c’est aussi le point sur lequel le code du travail est le plus protecteur, à condition de comprendre où passe exactement la frontière.

Personne vue de dos devant un ordinateur portable posé près d’une fenêtre, carnet ouvert à côté du clavier : un bilan peut se conduire à distance et hors du temps de travail, sans que l’employeur en soit informé.

Trois protections écrites dans la loi

Consentement, refus, confidentialité

Le bilan ne peut être réalisé qu’avec le consentement du travailleur. Le refus d’un salarié d’y consentir ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. Les résultats détaillés et le document de synthèse ne peuvent être communiqués à toute autre personne ou institution qu’avec l’accord du bénéficiaire.

Code du travail, article L. 6313-4

Ces trois phrases méritent d’être lues lentement, parce qu’elles règlent l’essentiel.

Le consentement d’abord : personne ne peut vous imposer un bilan. Si votre employeur vous en propose un, vous pouvez décliner.

Le refus ensuite : et ce refus ne peut vous être reproché d’aucune manière. Le texte va jusqu’à préciser qu’il ne constitue pas un motif de licenciement, formulation rare, qui dit assez que le législateur a anticipé la pression.

La confidentialité enfin, et c’est la protection la plus large : ni les résultats détaillés, ni le document de synthèse ne sortent sans votre accord. Ni vers l’employeur, ni vers le financeur. Les professionnels qui conduisent le bilan sont par ailleurs tenus au secret professionnel.


Où passe vraiment la frontière : qui finance

La confidentialité des résultats est acquise dans tous les cas. Ce qui varie selon le montage, c’est la connaissance de l’existence de la démarche. Deux situations, très différentes.

Ce que l’employeur sait, selon le financement
MontageL’employeur sait-il que vous faites un bilan ?A-t-il accès aux résultats ?
Vous financez, hors temps de travailNon. Aucune information ne lui parvient : vous n’avez rien à demander ni à justifier.Non, sans votre accord.
Vous financez, sur le temps de travailOui, puisqu’une absence doit être autorisée.Non, sans votre accord.
L’employeur cofinance (abondement)Oui. Une convention écrite est conclue entre lui, vous et l’organisme.Non, sans votre accord.

La ligne est donc nette : l’employeur peut savoir qu’un bilan a lieu, jamais ce qu’il contient. Et il ne l’apprend que si vous avez besoin de lui, pour une absence ou pour un financement.


Le cas du bilan proposé, ou fortement suggéré, par l’employeur

Deux règles peu connues

Les employeurs ne peuvent réaliser eux-mêmes des bilans de compétences pour leurs salariés. Lorsque le bilan est financé par l’employeur, une convention tripartite est conclue ; le salarié dispose d’un délai fixé par le texte pour faire connaître son acceptation, et son absence de réponse vaut refus.

Code du travail, articles R. 6313-5 et R. 6313-8

Il arrive qu’un employeur propose un bilan, parfois dans un contexte de réorganisation. Quatre repères permettent de ne pas se laisser déborder.

Le consentement reste le vôtre, et le refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. Cette phrase existe dans le texte précisément pour ces situations.

Une convention écrite est conclue entre l’employeur, vous et l’organisme lorsque le bilan est financé par l’employeur. Vous disposez d’un délai pour faire connaître votre acceptation, et l’absence de réponse vaut refus, l’accord tacite n’existe pas ici.

Votre employeur ne peut pas conduire le bilan lui-même : le code du travail l’interdit expressément. Un « bilan interne » conduit par le service des ressources humaines n’est pas un bilan de compétences.

Les résultats restent confidentiels, même quand c’est lui qui paie. C’est la garantie qui rend la démarche acceptable dans ce contexte.


Pendant ou hors du temps de travail ?

C’est le choix qui détermine tout le reste, et il se pose en termes simples.

Hors temps de travail, la démarche est entièrement invisible : pas d’autorisation d’absence à demander, donc rien à justifier. C’est l’option qui préserve la discrétion, au prix de séances en soirée, le samedi ou sur des congés. La plupart des organismes le prévoient, et le format à distance facilite ce montage.

Sur le temps de travail, une absence doit être autorisée : votre employeur sait donc qu’une démarche a lieu, même s’il n’en connaît ni le contenu ni les conclusions.

Si la discrétion est votre priorité : hors temps de travail, financement personnel du reste à charge, organisme choisi sans lien avec votre entreprise.


Ce qu’un bilan peut trancher quand on est en poste

Le doute d’un salarié en poste porte rarement sur « quel métier faire ». Il porte plus souvent sur une question mal formulée : est-ce le métier qui ne va plus, ou l’endroit où je l’exerce ?

La distinction est décisive et le bilan est fait pour l’instruire. Un inventaire d’environnement de travail, un travail sur ce qui a fonctionné et ce qui a cessé de fonctionner, une confrontation avec les réalités d’autres organisations : il arrive souvent qu’un bilan conclue au maintien dans le métier et au changement de contexte.

Cette issue-là n’est pas un échec du bilan. C’est même l’une des plus utiles, parce qu’elle évite une reconversion coûteuse qui n’aurait pas réglé le problème.

Comment se passe la mise en relation

Vous demandez le programme

Votre situation et votre adresse électronique suffisent. Aucun numéro n’est demandé.

Vous recevez le déroulé par courriel

Les trois phases, ce que chacune produit, et la grille de vérification d’un organisme.

Vous êtes orienté vers des organismes certifiés

Certifiés au titre du référentiel national qualité, condition d’un financement par le compte personnel de formation.

Vous choisissez, ou vous ne choisissez pas

Aucune relance non sollicitée, aucune urgence, aucune offre promotionnelle. Vous pouvez retirer votre demande à tout moment.

Questions fréquentes

Mon employeur peut-il savoir que je fais un bilan de compétences ?
Pas si vous le financez vous-même et le conduisez hors temps de travail : vous n’avez alors rien à lui demander. Il l’apprend dans deux cas seulement, si vous demandez une autorisation d’absence pour le faire sur le temps de travail, ou s’il cofinance la démarche, auquel cas une convention écrite est conclue entre lui, vous et l’organisme. Dans tous les cas, il n’a aucun accès aux résultats sans votre accord.
Mon employeur peut-il m’imposer un bilan ?
Non. Le bilan ne peut être réalisé qu’avec le consentement du travailleur, et le refus d’un salarié d’y consentir ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. Lorsque l’employeur finance, une convention est conclue et le salarié dispose d’un délai fixé par le texte pour faire connaître son acceptation : son absence de réponse vaut refus, pas accord.
Mon employeur peut-il lire mon document de synthèse ?
Non, sans votre accord. Les résultats détaillés et le document de synthèse ne peuvent être communiqués à aucune autre personne ni institution qu’avec l’accord du bénéficiaire. Cette protection vaut aussi lorsque c’est l’employeur qui finance. Les professionnels qui réalisent le bilan sont en outre soumis au secret professionnel.
Le service RH de mon entreprise peut-il conduire le bilan ?
Non. Le code du travail dispose que les employeurs ne peuvent réaliser eux-mêmes des bilans de compétences pour leurs salariés. Un entretien conduit en interne peut être utile, mais ce n’est pas un bilan de compétences au sens du texte, et il n’offre aucune des garanties de confidentialité qui s’y attachent.
Puis-je faire un bilan sur mes congés ?
Rien ne s’y oppose : c’est même le montage qui préserve le mieux la discrétion, puisqu’aucune autorisation d’absence n’est nécessaire. Les organismes prévoient couramment des séances en soirée ou le samedi, et le distanciel facilite l’organisation. Vérifiez simplement la période d’étalement prévue au contrat.
Que se passe-t-il si mon employeur l’apprend et le prend mal ?
Le refus de consentir à un bilan ne peut être sanctionné, et la loi le dit expressément. Pour le reste, le contenu de votre bilan lui est inaccessible sans votre accord : il ne peut donc rien en tirer. Si la discrétion est votre priorité, le montage à retenir est un financement personnel du reste à charge, hors temps de travail, auprès d’un organisme sans lien avec votre entreprise.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels ouverts et vérifiés en septembre 2026.

Demander le déroulé complet

Ce site publie les règles et leurs sources ; il ne rend aucune décision de financement et ne consulte aucun compte.