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Bilan des Compétencesdéroulé, confidentialité et financement

Cadre légal vérifié en septembre 2026

Ce qui se passe, séance après séance

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Le déroulé des trois phases et les critères de choix d’un organisme, par courriel.

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La question la plus fréquente avant un bilan n’est pas « combien ça coûte » mais « qu’est-ce que je vais y faire ». Voici le déroulé réel, phase par phase, avec les outils employés et ce que chaque étape produit. Le cadre des trois phases est imposé par le code du travail : c’est votre meilleur point de comparaison entre organismes.

Deux personnes assises de part et d’autre d’une petite table ronde, vues de dos et de profil, l’une prenant des notes sur un carnet : le bilan repose sur des entretiens individuels, et les visages restent hors champ.

Le cadre : trois phases, dans cet ordre

Un déroulé imposé

Le bilan de compétences comprend, sous la conduite du prestataire, trois phases : une phase préliminaire, une phase d’investigation et une phase de conclusions.

Code du travail, article R. 6313-4

Ce n’est pas une trame pédagogique parmi d’autres : c’est la structure que tout organisme doit suivre. Un prestataire qui vous propose « trois séances de coaching et un plan d’action » peut faire un travail utile, mais il ne fait pas ce que le texte appelle un bilan de compétences.

Les temps du bilan

Trois phases imposées par le code du travail, dans cet ordre. C’est votre grille de comparaison entre organismes.

Phase préliminaire Premier temps
  • Analyser la demande et le besoin du bénéficiaire.
  • Déterminer le format le plus adapté à la situation et au besoin.
  • Définir conjointement les modalités de déroulement du bilan.

Ce qu’elle produit : un cadre décidé avec vous, pas un programme standard. C’est le point sur lequel comparer deux organismes.

Phase d’investigation Deuxième temps
  • Construire le projet professionnel et en vérifier la pertinence,
  • ou élaborer une ou plusieurs alternatives.

Ce qu’elle produit : des pistes confrontées au réel, conditions d’accès, état du marché, quotidien du métier. Les questionnaires y sont des outils, jamais la prestation.

Phase de conclusions Troisième temps
  • S’approprier les résultats détaillés de la phase d’investigation.
  • Recenser les conditions et moyens favorisant la réalisation du projet.
  • Prévoir les principales modalités et étapes du projet.

Ce qu’elle produit : le document de synthèse, qui vous appartient et que personne ne peut lire sans votre accord.

Source : code du travail, article R. 6313-4, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2019.


Phase préliminaire : cadrer avant de commencer

C’est la phase qu’on sous-estime, et c’est souvent celle qui décide de la qualité du reste. Le texte lui assigne trois objectifs précis : analyser la demande et le besoin, déterminer le format le plus adapté à la situation et au besoin, et définir conjointement les modalités de déroulement.

Le mot « conjointement » mérite un arrêt. La façon dont le bilan va se dérouler n’est pas imposée par l’organisme : elle se décide avec vous. Si on vous présente un programme figé en quatre modules identiques pour tout le monde, la phase préliminaire n’a pas eu lieu.

C’est aussi le premier point de la grille de vérification d’un organisme. Concrètement, il s’agit d’un ou deux entretiens pendant lesquels vous exposez votre situation et ce qui vous amène. Le consultant vérifie que le bilan est la bonne réponse, il arrive qu’il ne le soit pas, et le dire est un signe de sérieux.


Phase d’investigation : le cœur du travail

Le texte est explicite sur l’alternative qu’elle ouvre : elle permet au bénéficiaire soit de construire son projet professionnel et d’en vérifier la pertinence, soit d’élaborer une ou plusieurs alternatives.

Autrement dit, deux cas de figure. Vous arrivez avec une idée : le travail consiste à l’éprouver, le métier visé existe-t-il sous cette forme, à quelles conditions d’accès, avec quelles réalités qu’on n’imagine pas de l’extérieur. Vous arrivez sans idée : le travail consiste à en faire émerger plusieurs, puis à établir une comparaison.

C’est ici que les outils interviennent. Questionnaires d’intérêts professionnels, inventaires de personnalité, tests d’aptitudes, mais aussi et surtout : reconstitution de votre parcours, identification des compétences réellement transférables, enquêtes auprès de professionnels du métier visé, confrontation aux réalités du marché.

Inventaires d’intérêts

Les domaines vers lesquels vous inclinez, souvent sans l’avoir formulé. Ils ouvrent des pistes ; ils ne disent pas si vous y réussiriez.

Inventaires de personnalité

Les environnements de travail où vous fonctionnez bien ou mal. Ils expliquent souvent mieux un mal-être professionnel que le métier lui-même.

Tests d’aptitudes

Des capacités mesurables : raisonnement, aisance numérique ou verbale. Ils ignorent la motivation, qui pèse lourd dans une reconversion.

Travail sur le parcours

Reconstitution de l’expérience et identification des compétences réellement transférables. C’est souvent la partie la plus utile, et la moins spectaculaire.

Enquêtes métier

Parler à des gens qui exercent le métier visé. Le seul moyen de vérifier une représentation, et celui qui produit les révisions les plus utiles.


Ce que les tests font, et ce qu’ils ne font pas

Un malentendu tenace mérite d’être levé : aucun questionnaire ne vous dira quel métier faire. Ce n’est ni leur objet ni leur portée.

Un inventaire d’intérêts professionnels sert à mettre des mots sur des inclinations que vous n’aviez pas formulées, et surtout à ouvrir des pistes auxquelles vous n’auriez pas pensé. Un inventaire de personnalité sert à repérer les environnements de travail dans lesquels vous fonctionnez bien ou mal, ce qui explique souvent mieux un mal-être professionnel que le métier lui-même.

Leur valeur tient entièrement à ce qu’on en fait ensuite en entretien, et elle n’entre pour rien dans ce qui fait varier le prix d’un accompagnement. Un organisme qui vous envoie trois questionnaires en ligne et vous restitue un profil sans travail d’appropriation ne fait pas une phase d’investigation : il fait passer des tests.


Phase de conclusions : s’approprier et planifier

Le texte la décrit comme se déroulant par des entretiens personnalisés et poursuivant trois objectifs : vous approprier les résultats détaillés de la phase d’investigation, recenser les conditions et moyens favorisant la réalisation du projet, et en prévoir les principales modalités et étapes.

« S’approprier » n’est pas « recevoir ». La différence est tout le sujet : le bilan ne se termine pas par la remise d’un rapport que vous liriez seul, mais par un travail où vous reformulez vous-même ce que l’investigation a produit. C’est ce qui fait qu’un projet tient six mois plus tard.

Cette phase produit le document de synthèse, qui vous appartient.


À distance ou en présentiel

Les deux formats existent et se pratiquent couramment. Le texte n’impose rien sur ce point : il impose que le format soit déterminé en phase préliminaire comme le plus adapté à votre situation et à votre besoin.

Le distanciel lève la contrainte géographique, ce qui élargit beaucoup le choix d’organismes, utile si vous habitez loin d’une grande ville, ou si vos horaires sont contraints. Le présentiel convient mieux à qui a besoin de sortir de son environnement pour réfléchir, et facilite certains exercices.

Le critère qui compte n’est pas le format mais la régularité des entretiens individuels. Un bilan « 100 % en ligne » constitué d’une plateforme de tests et d’un seul rendez-vous téléphonique n’a pas la structure que le texte décrit.


Ce qui vient après : trois suites possibles, aucune obligatoire

Le bilan sert à formuler un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation. Cette précision du texte écarte l’idée que le bilan déboucherait nécessairement sur une formation.

  • Une formation, quand le projet exige une compétence ou un diplôme que vous n’avez pas. C’est une suite fréquente, pas une suite automatique.
  • Une validation des acquis de l’expérience, quand vous exercez déjà en pratique ce qu’un diplôme certifie. La démarche est différente d’une formation : elle fait reconnaître de l’existant.
  • Ni l’une ni l’autre. Un bilan qui conclut qu’il faut changer d’environnement plutôt que de métier, négocier une évolution interne, ou rester en place en y ajoutant une responsabilité, est un bilan qui a fonctionné.

Comment se passe la mise en relation

Vous demandez le programme

Votre situation et votre adresse électronique suffisent. Aucun numéro n’est demandé.

Vous recevez le déroulé par courriel

Les trois phases, ce que chacune produit, et la grille de vérification d’un organisme.

Vous êtes orienté vers des organismes certifiés

Certifiés au titre du référentiel national qualité, condition d’un financement par le compte personnel de formation.

Vous choisissez, ou vous ne choisissez pas

Aucune relance non sollicitée, aucune urgence, aucune offre promotionnelle. Vous pouvez retirer votre demande à tout moment.

Questions fréquentes

Combien de séances faut-il prévoir ?
Le code du travail ne fixe aucun nombre de séances ni aucune durée en heures : l’article qui portait une durée maximale a été abrogé fin 2018. Ce qui est imposé, c’est la structure en trois phases. Demandez donc à chaque organisme combien d’entretiens individuels il prévoit, sur quelle période, et ce qui se fait en autonomie entre les séances, c’est là que les offres diffèrent réellement.
Les tests sont-ils obligatoires dans un bilan ?
Non. Le texte impose les trois phases, pas les outils employés à l’intérieur. Les questionnaires sont des supports de la phase d’investigation, pas une obligation. Un bilan conduit sans aucun test mais avec un travail approfondi sur le parcours et des enquêtes métier reste un bilan de compétences.
Peut-on faire un bilan entièrement à distance ?
Oui, rien ne s’y oppose. Le format se détermine en phase préliminaire, comme le plus adapté à votre situation et à votre besoin. Vérifiez surtout que les entretiens individuels sont maintenus : c’est la structure en trois phases qui fait le bilan, pas le lieu.
Que se passe-t-il si je n’ai aucun projet en arrivant ?
C’est un cas explicitement prévu. La phase d’investigation permet soit de construire un projet et d’en vérifier la pertinence, soit d’élaborer une ou plusieurs alternatives. Arriver sans idée n’est donc pas un obstacle : c’est l’un des deux points de départ que le texte envisage.
Peut-on interrompre un bilan en cours de route ?
Le bilan ne peut être réalisé qu’avec le consentement du travailleur, et ce consentement n’est pas donné une fois pour toutes. Les modalités concrètes d’interruption relèvent en revanche du contrat signé avec l’organisme : c’est un point à lire avant de s’engager, au même titre que le nombre de séances.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels ouverts et vérifiés en septembre 2026.

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