Cadre légal vérifié en septembre 2026
Ce qui se vérifie, et ce qui ne se vérifie pas
Tous les organismes affichent de l’écoute, du sérieux et de l’expérience. Ces arguments ne se contrôlent pas. Cinq éléments se contrôlent, eux, et trois d’entre eux reposent directement sur le code du travail. C’est la page à lire avant de choisir, et avant même de comparer les prix.

Vérification 1, la certification Qualiopi
C’est le premier filtre, et il est binaire. Les prestataires d’actions concourant au développement des compétences qui souhaitent bénéficier de fonds publics ou mutualisés, ce qui inclut le compte personnel de formation, doivent être certifiés au titre du référentiel national qualité. Cette obligation s’applique depuis le 1ᵉʳ janvier 2022.
Conséquence pratique : un organisme non certifié ne peut pas être financé par votre CPF, quelle que soit la qualité de son accompagnement. Si le financement passe par ce canal, la question est réglée avant toute autre, et la mécanique du financement détaille ce qui suit.
Attention à ce que la certification signifie. Qualiopi atteste que l’organisme respecte un référentiel de processus qualité. Ce n’est pas un label de résultat et cela ne préjuge pas de la compétence du consultant qui vous suivra. C’est un filtre nécessaire, pas un critère de choix suffisant.
Un site tiers n’est pas un organisme
Ce site n’est pas certifié Qualiopi et n’affiche aucun numéro de certification ou de déclaration d’activité : il n’est pas organisme de bilan de compétences. Méfiez-vous d’un intermédiaire qui présenterait la certification d’un partenaire comme la sienne.
Vérification 2, une organisation identifiée, dédiée aux bilans
Une exigence d’organisation interne
L’organisme prestataire de bilans de compétences qui exerce par ailleurs d’autres activités dispose en son sein d’une organisation identifiée, spécifiquement destinée à la réalisation de bilans de compétences.
Cette disposition est peu connue et très utile. Beaucoup d’organismes font aussi de la formation, du recrutement ou du conseil en ressources humaines. Le texte ne l’interdit pas, mais il impose que l’activité de bilan soit identifiée et séparée en interne.
La raison est évidente une fois qu’on y pense : un organisme qui vend des formations a un intérêt objectif à ce que votre bilan conclue à un besoin de formation. La séparation interne est la réponse que le texte apporte à ce conflit d’intérêts.
Question à poser : « faites-vous autre chose que du bilan, et si oui, comment l’activité de bilan est-elle organisée séparément ? » Une réponse embarrassée est une information.
Vérification 3, le déroulé annoncé en trois phases
Demandez le déroulé écrit, et confrontez-le au texte. Les trois phases doivent y être identifiables, avec leurs fonctions respectives : cadrage et définition conjointe des modalités, investigation qui construit ou éprouve un projet, conclusions qui vous font approprier les résultats et planifier.
Le déroulé détaillé des trois phases donne le point de comparaison. Les formulations qui doivent faire tiquer : un programme identique pour tout le monde, découpé en modules, la phase préliminaire prévoit pourtant que les modalités se définissent conjointement, donc au cas par cas. Ou un accompagnement décrit uniquement comme une série de séances de coaching, sans phase d’investigation outillée.
L’inverse est vrai aussi : un organisme qui vous dit d’emblée « on décidera ensemble du format lors du premier entretien » applique le texte à la lettre.
Les temps du bilan
Trois phases imposées par le code du travail, dans cet ordre. C’est votre grille de comparaison entre organismes.
Phase préliminaire Premier temps
- Analyser la demande et le besoin du bénéficiaire.
- Déterminer le format le plus adapté à la situation et au besoin.
- Définir conjointement les modalités de déroulement du bilan.
Ce qu’elle produit : un cadre décidé avec vous, pas un programme standard. C’est le point sur lequel comparer deux organismes.
Phase d’investigation Deuxième temps
- Construire le projet professionnel et en vérifier la pertinence,
- ou élaborer une ou plusieurs alternatives.
Ce qu’elle produit : des pistes confrontées au réel, conditions d’accès, état du marché, quotidien du métier. Les questionnaires y sont des outils, jamais la prestation.
Phase de conclusions Troisième temps
- S’approprier les résultats détaillés de la phase d’investigation.
- Recenser les conditions et moyens favorisant la réalisation du projet.
- Prévoir les principales modalités et étapes du projet.
Ce qu’elle produit : le document de synthèse, qui vous appartient et que personne ne peut lire sans votre accord.
Source : code du travail, article R. 6313-4, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2019.
Vérification 4, qui vous accompagnera, concrètement
Le bilan repose sur une relation individuelle. La personne qui le conduit compte donc autant que la structure qui l’emploie, et c’est la variable dont on parle le moins.
Trois questions à poser avant de signer :
- Qui sera mon consultant, et quel est son parcours ? Un nom, pas une réponse évasive du type « vous aurez un consultant expérimenté ». Si on ne peut pas vous le dire avant l’engagement, demandez au moins une rencontre lors du premier entretien.
- Le consultant qui fait l’entretien de vente est-il celui qui conduira le bilan ? C’est souvent non, et ce n’est pas illégitime, mais mieux vaut le savoir.
- Connaît-il mon secteur, ou travaille-t-il en généraliste ? Les deux se défendent. Un généraliste apporte du recul et évite de projeter ses propres repères ; un spécialiste connaît les réalités d’un métier. Ce qui compte est que la réponse soit claire.
Vérification 5, ce que dit le contrat
Avant de vous engager, quatre points se lisent dans le document contractuel, et ils sont ceux qui posent problème après coup.
- Le nombre d’entretiens individuels et leur durée, distingués du travail en autonomie. C’est le cœur de ce que vous achetez.
- La période d’étalement. Un bilan compressé sur quelques semaines ne laisse pas le temps de maturation entre les séances.
- Les conditions d’interruption. Le bilan ne peut être réalisé qu’avec votre consentement ; les conséquences financières d’un arrêt en cours de route relèvent en revanche du contrat.
- Ce qui est prévu après la remise du document de synthèse. Entretien de suivi à six mois, disponibilité du consultant, ou rien.
Un signal qui dispense de toute autre vérification
Si un organisme vous a contacté spontanément, appel, SMS, courriel, message sur un réseau social, pour vous proposer un bilan financé par votre compte de formation, la vérification s’arrête là.
Un organisme qui ignore cette règle en ignore probablement d’autres. Et la loi le sait : elle prévoit que le professionnel qui a bénéficié de sollicitations irrégulières est concerné, pas seulement celui qui a passé l’appel.
Aucun organisme n’a le droit de vous démarcher pour un bilan financé par le CPF
La prospection commerciale des titulaires d’un compte personnel de formation, par voie téléphonique, message, courriel ou réseau social, est interdite, qu’elle vise à collecter vos données ou à conclure un contrat portant sur une action éligible. Est également interdite toute vente ou offre promotionnelle d’un produit, et toute rémunération, en échange d’une inscription. Le manquement expose son auteur à une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale.
Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique est en outre interdit par défaut, sans consentement préalable exprès du consommateur, que le professionnel agisse directement ou par l’intermédiaire d’un tiers.
Sources : code du travail, article L. 6323-8-1 · loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 · code de la consommation, article L. 223-1 · service-public.gouv.fr
Ce que fait ce site : il répond à une demande que vous avez formulée, par le moyen que vous avez indiqué. Il ne collecte aucun numéro de téléphone, ne demande jamais le montant de vos droits ni vos identifiants Mon Compte Formation, n’annonce aucune urgence et n’offre aucune contrepartie à une inscription.
Et la question de la ville ?
Elle compte moins qu’on ne le croit, pour deux raisons. D’abord parce que le distanciel est une modalité courante et parfaitement valable, ce qui élargit considérablement le choix. Ensuite parce qu’aucun des cinq critères ci-dessus n’est géographique : la certification, l’organisation interne, le déroulé, le consultant et le contrat se vérifient de la même manière à Paris et ailleurs.
Si vous tenez au présentiel, la contrainte de trajet est réelle et légitime, un bilan suppose plusieurs déplacements sur plusieurs semaines. Mais choisissez d’abord sur les cinq critères, puis filtrez par la distance. L’inverse conduit à retenir le premier organisme trouvé à proximité.
Comment se passe la mise en relation
Vous demandez le programme
Votre situation et votre adresse électronique suffisent. Aucun numéro n’est demandé.
Vous recevez le déroulé par courriel
Les trois phases, ce que chacune produit, et la grille de vérification d’un organisme.
Vous êtes orienté vers des organismes certifiés
Certifiés au titre du référentiel national qualité, condition d’un financement par le compte personnel de formation.
Vous choisissez, ou vous ne choisissez pas
Aucune relance non sollicitée, aucune urgence, aucune offre promotionnelle. Vous pouvez retirer votre demande à tout moment.
Questions fréquentes
Comment vérifier qu’un organisme est certifié Qualiopi ?
Qualiopi garantit-il la qualité de l’accompagnement ?
Un organisme qui fait aussi de la formation est-il un problème ?
Faut-il choisir un centre près de chez soi ?
Peut-on changer de consultant en cours de bilan ?
Ce site recommande-t-il un organisme en particulier ?
Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels ouverts et vérifiés en septembre 2026.
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Ce site publie les règles et leurs sources ; il ne rend aucune décision de financement et ne consulte aucun compte.