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Information et mise en relation avec des organismes certifiés, France entière contact@bilan-des-competences.fr · textes vérifiés en septembre 2026
Bilan des Compétencesdéroulé, confidentialité et financement

Cadre légal vérifié en septembre 2026

Le livrable écrit, et pourquoi son statut juridique compte

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Le déroulé des trois phases et les critères de choix d’un organisme, par courriel.

Aucun numéro demandé, aucun appel non sollicité. Ce site ne vous demandera jamais le montant de vos droits ni vos identifiants Mon Compte Formation.

Le bilan ne se termine pas par une conversation mais par un document. Sa forme varie d’un organisme à l’autre, le code du travail ne la fixe pas, mais son statut est verrouillé par la loi : il vous appartient, personne ne peut le lire sans votre accord, et ce qui l’entoure doit être détruit. C’est la protection la plus concrète du dispositif.

Pages imprimées agrafées posées à plat sur une table claire, texte volontairement illisible, trombone et crayon à côté : le document de synthèse existe comme objet, et son contenu n’appartient qu’à son bénéficiaire.

À quel moment il est produit

Le document de synthèse est le produit de la phase de conclusions, la troisième et dernière du bilan. Le texte décrit cette phase comme se déroulant par entretiens personnalisés et poursuivant trois objectifs : vous approprier les résultats détaillés de la phase d’investigation, recenser les conditions et moyens favorisant la réalisation du ou des projets professionnels, et en prévoir les principales modalités et étapes.

Ces trois objectifs sont, en pratique, le plan du document. Ce n’est pas un compte rendu de séances : c’est ce qui reste du travail une fois qu’il est fini.

Les temps du bilan

Trois phases imposées par le code du travail, dans cet ordre. C’est votre grille de comparaison entre organismes.

Phase préliminaire Premier temps
  • Analyser la demande et le besoin du bénéficiaire.
  • Déterminer le format le plus adapté à la situation et au besoin.
  • Définir conjointement les modalités de déroulement du bilan.

Ce qu’elle produit : un cadre décidé avec vous, pas un programme standard. C’est le point sur lequel comparer deux organismes.

Phase d’investigation Deuxième temps
  • Construire le projet professionnel et en vérifier la pertinence,
  • ou élaborer une ou plusieurs alternatives.

Ce qu’elle produit : des pistes confrontées au réel, conditions d’accès, état du marché, quotidien du métier. Les questionnaires y sont des outils, jamais la prestation.

Phase de conclusions Troisième temps
  • S’approprier les résultats détaillés de la phase d’investigation.
  • Recenser les conditions et moyens favorisant la réalisation du projet.
  • Prévoir les principales modalités et étapes du projet.

Ce qu’elle produit : le document de synthèse, qui vous appartient et que personne ne peut lire sans votre accord.

Source : code du travail, article R. 6313-4, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2019.


Ce qu’on y trouve

Le code du travail ne fixe ni le format, ni la longueur, ni un plan type. Ce qui suit décrit donc ce que la structure imposée des trois phases produit logiquement, et ce que vous êtes en droit d’attendre, pas une liste réglementaire.

  • Les circonstances du bilan : ce qui vous a conduit à l’engager, la demande telle qu’elle a été formulée et reformulée en phase préliminaire.
  • Les compétences et aptitudes identifiées, en distinguant celles qui sont propres à votre métier actuel de celles qui sont transférables ailleurs. C’est souvent la partie la plus utile à relire six mois plus tard.
  • Le ou les projets retenus, avec ce qui les rend pertinents, et, quand c’est le cas, ce qui a conduit à écarter des pistes explorées. Une piste écartée pour une raison écrite vaut mieux qu’une piste oubliée.
  • Les conditions et moyens de réalisation : formation éventuelle, validation des acquis, démarches, obstacles identifiés, ressources mobilisables.
  • Les étapes et leurs modalités, c’est-à-dire ce qu’il y a à faire, dans quel ordre, et à quelle échéance.

Un point d’attention utile au moment de choisir un organisme : demandez à voir un exemple anonymisé. C’est un bon révélateur, un document de trois pages génériques et un document construit sur votre parcours ne se ressemblent pas.


À qui il appartient : la règle, et son étendue

Une confidentialité verrouillée

Les résultats détaillés et le document de synthèse ne peuvent être communiqués à toute autre personne ou institution qu’avec l’accord du bénéficiaire. Les professionnels qui réalisent le bilan sont soumis au secret professionnel dans les conditions des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

Code du travail, article L. 6313-4

Trois conséquences pratiques, qui surprennent souvent.

Votre employeur n’y a pas droit, même lorsqu’il finance le bilan. Il sait qu’un bilan a lieu, puisqu’une convention a été signée ; il ne sait rien de son contenu, et la frontière exacte est tracée ailleurs.

Le financeur n’y a pas droit non plus. Ni l’opérateur de compétences, ni l’organisme qui a instruit le dossier.

Le seul destinataire tiers expressément prévu par le texte est le conseiller en évolution professionnelle, à qui le document peut être transmis, à votre demande. C’est vous qui décidez, et l’intérêt est pratique : cela évite de tout réexpliquer si vous poursuivez avec un accompagnement.


Ce que l’organisme doit détruire

Destruction à l’issue de l’action

L’organisme prestataire procède à la destruction des documents élaborés pour la réalisation du bilan de compétences dès le terme de l’action. Font exception, pendant un an, le document de synthèse dans le cas prévu par le texte, et les documents que le bénéficiaire a accepté par écrit de voir conservés au motif du suivi de sa situation.

Code du travail, article R. 6313-7

C’est une disposition peu connue et très protectrice. Tous les supports produits pendant le bilan, notes d’entretien, résultats de questionnaires, documents de travail, doivent disparaître à la fin de l’action.

La conservation n’est possible que dans deux cas : la conservation limitée du document de synthèse prévue par le texte, et les documents que vous avez accepté par écrit de voir conservés pour le suivi de votre situation. Cet accord se demande : s’il ne vous est pas demandé, la destruction s’applique.

Conséquence à anticiper : conservez votre propre exemplaire. Un an plus tard, l’organisme peut légitimement ne plus rien avoir.


Comment s’en servir après

Le document n’est utile que s’il est employé. Trois usages ressortent.

  • Comme base d’un entretien professionnel. Le montrer n’est pas nécessaire, il est confidentiel, mais vous pouvez en tirer une formulation nette de ce que vous cherchez, ce qui change la nature de la conversation.
  • Comme matière pour une candidature. La partie sur les compétences transférables est précisément ce qu’une lettre de motivation peine à formuler.
  • Comme point de repère à six mois. C’est l’usage le plus sous-estimé : relire, un semestre plus tard, les étapes qu’on avait planifiées permet de constater ce qui a bougé et ce qui est resté lettre morte, et pourquoi.

Comment se passe la mise en relation

Vous demandez le programme

Votre situation et votre adresse électronique suffisent. Aucun numéro n’est demandé.

Vous recevez le déroulé par courriel

Les trois phases, ce que chacune produit, et la grille de vérification d’un organisme.

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Vous choisissez, ou vous ne choisissez pas

Aucune relance non sollicitée, aucune urgence, aucune offre promotionnelle. Vous pouvez retirer votre demande à tout moment.

Questions fréquentes

Qui a le droit de lire mon document de synthèse ?
Vous, et toute personne à qui vous décidez d’en donner communication. Les résultats détaillés et le document de synthèse ne peuvent être communiqués à aucune autre personne ni institution sans votre accord, ni à votre employeur, même s’il finance, ni au financeur. Le seul destinataire tiers prévu par le texte est le conseiller en évolution professionnelle, et à votre demande.
Mon employeur peut-il l’exiger s’il a payé le bilan ?
Non. Le financement ne crée aucun droit d’accès. L’employeur qui cofinance signe une convention et sait donc qu’un bilan a lieu, mais la communication des résultats et du document de synthèse reste soumise à votre accord. Les professionnels qui conduisent le bilan sont en outre tenus au secret professionnel.
Combien de temps l’organisme conserve-t-il mes documents ?
L’organisme doit détruire les documents élaborés pour la réalisation du bilan dès le terme de l’action. Deux exceptions d’un an existent : le document de synthèse dans le cas prévu par le texte, et les documents que vous avez accepté par écrit de voir conservés pour le suivi de votre situation. Conservez donc votre propre exemplaire.
Que contient exactement le document de synthèse ?
Le code du travail ne fixe ni format ni plan type. La structure imposée des trois phases produit logiquement : les circonstances du bilan, les compétences et aptitudes identifiées, le ou les projets retenus, les conditions et moyens de leur réalisation, et les étapes prévues. Demandez un exemple anonymisé avant de choisir un organisme : c’est un bon révélateur.
Peut-on refuser que l’organisme conserve quoi que ce soit ?
La destruction à l’issue de l’action est le principe, et la conservation l’exception. Elle suppose votre accord écrit, au motif du suivi de votre situation. Si cet accord ne vous est pas demandé, c’est la destruction qui s’applique.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels ouverts et vérifiés en septembre 2026.

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Ce site publie les règles et leurs sources ; il ne rend aucune décision de financement et ne consulte aucun compte.