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Information et mise en relation avec des organismes certifiés, France entière contact@bilan-des-competences.fr · textes vérifiés en septembre 2026
Bilan des Compétencesdéroulé, confidentialité et financement

Cinq vérifications, et trois signaux d’alerte

Lecture : 7 min · 1396 mots

Tous les organismes promettent de l’écoute et du sérieux. Ces promesses ne se contrôlent pas. Ce qui suit se contrôle, et trois de ces cinq points reposent directement sur le code du travail, ce qui vous donne un terrain solide pour poser des questions.

1. La certification, et ce qu’elle garantit vraiment

Les prestataires qui souhaitent bénéficier de fonds publics ou mutualisés, dont le compte personnel de formation, doivent être certifiés au titre du référentiel national qualité. L’obligation s’applique depuis le 1ᵉʳ janvier 2022.

C’est donc un filtre binaire quand le financement passe par le CPF : sans certification, pas de financement, point.

Mais attention au contresens le plus répandu : Qualiopi atteste du respect d’un référentiel de processus, pas d’un résultat. Elle ne dit rien de la compétence du consultant qui vous suivra. Nécessaire, donc, et très insuffisant pour choisir.

Demandez le certificat : il porte un numéro, une date de délivrance et une date de fin de validité. Un organisme sérieux le fournit sans difficulté.


2. L’organisation dédiée, le critère que personne ne vérifie

Article R. 6313-6 du code du travail

L’organisme prestataire de bilans de compétences qui exerce par ailleurs d’autres activités dispose en son sein d’une organisation identifiée, spécifiquement destinée à la réalisation de bilans de compétences.

Légifrance, articles R. 6313-4 à R. 6313-8

Cette disposition règle un conflit d’intérêts réel. Beaucoup d’organismes vendent aussi des formations, et un organisme qui vend des formations a un intérêt objectif à ce que votre bilan conclue à un besoin de formation.

La réponse du texte n’est pas l’interdiction du cumul, mais la séparation interne. La question à poser est donc : « faites-vous autre chose que du bilan, et comment l’activité de bilan est-elle organisée séparément ? »

Une réponse embarrassée ou évasive est une information en soi.


3. Le déroulé, confronté au texte

Demandez le déroulé écrit et cherchez-y les trois phases. Elles doivent être identifiables avec leurs fonctions : cadrage et définition conjointe des modalités, investigation qui construit ou éprouve un projet, conclusions par entretiens personnalisés.

Deux formulations doivent faire tiquer. Un programme identique pour tous découpé en modules fixes, alors que le texte prévoit que les modalités se définissent conjointement. Et un accompagnement présenté comme une suite de séances de coaching, sans phase d’investigation outillée.

À l’inverse, un organisme qui annonce « on décidera ensemble du format au premier entretien » applique le texte à la lettre.


4. Le consultant, pas seulement la structure

Le bilan repose sur une relation individuelle : la personne compte autant que l’enseigne. Trois questions.

  • Qui sera mon consultant, et quel est son parcours ? Un nom, pas une réponse évasive du type « vous aurez un consultant expérimenté ».
  • Celui qui me reçoit aujourd’hui sera-t-il celui qui conduit le bilan ? C’est souvent non, ce n’est pas illégitime, mais mieux vaut le savoir.
  • Connaît-il mon secteur, ou travaille-t-il en généraliste ? Les deux se défendent, un généraliste apporte du recul, un spécialiste connaît les réalités d’un métier. Ce qui compte est la clarté de la réponse.

5. Le contrat, lu avant signature

  • Le nombre d’entretiens individuels et leur durée, distingués du travail en autonomie : c’est le cœur de ce que vous achetez.
  • La période d’étalement : un bilan compressé sur quelques séances rapprochées ne laisse aucune maturation.
  • Les conditions d’interruption : le consentement est requis tout au long, les conséquences financières d’un arrêt relèvent du contrat.
  • Ce qui suit la remise du document de synthèse : entretien de suivi, disponibilité, ou rien.

Trois signaux qui dispensent de poursuivre

On vous a contacté spontanément. La prospection commerciale des titulaires d’un compte personnel de formation par voie téléphonique, message, courriel ou réseau social est interdite, sous peine d’amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. Un organisme qui l’ignore en ignore probablement d’autres.

On vous promet un cadeau, une remise ou un bonus. La vente ou l’offre promotionnelle d’un produit, comme toute rémunération en échange d’une inscription, est interdite par le même texte.

On vous demande vos identifiants ou votre solde CPF. Interdit sans exception, et aucune raison légitime ne justifie cette demande : la démarche de financement se fait par vous seul.

Aucun organisme n’a le droit de vous démarcher pour un bilan financé par le CPF

La prospection commerciale des titulaires d’un compte personnel de formation, par voie téléphonique, message, courriel ou réseau social, est interdite, qu’elle vise à collecter vos données ou à conclure un contrat portant sur une action éligible. Est également interdite toute vente ou offre promotionnelle d’un produit, et toute rémunération, en échange d’une inscription. Le manquement expose son auteur à une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale.

Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique est en outre interdit par défaut, sans consentement préalable exprès du consommateur, que le professionnel agisse directement ou par l’intermédiaire d’un tiers.

Sources : code du travail, article L. 6323-8-1 · loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 · code de la consommation, article L. 223-1 · service-public.gouv.fr

Ce que fait ce site : il répond à une demande que vous avez formulée, par le moyen que vous avez indiqué. Il ne collecte aucun numéro de téléphone, ne demande jamais le montant de vos droits ni vos identifiants Mon Compte Formation, n’annonce aucune urgence et n’offre aucune contrepartie à une inscription.

Pour aller au concret

Les pages qui portent la procédure et les règles : Choisir son organisme · Ce qui fait varier le coût.

Questions fréquentes

Comment vérifier la certification d’un organisme ?
Demandez le certificat : il porte un numéro, une date de délivrance et une date de fin de validité. Les prestataires certifiés figurent par ailleurs sur la liste publique tenue par les pouvoirs publics. Un organisme sérieux fournit ce document sans difficulté.
Un organisme qui vend aussi des formations est-il disqualifié ?
Non, mais le code du travail encadre ce cas précisément à cause du conflit d’intérêts : l’organisme doit disposer en son sein d’une organisation identifiée, spécifiquement destinée aux bilans. Demandez comment cette séparation est organisée.
Les avis en ligne sont-ils un bon critère ?
Ils renseignent sur le ressenti, rarement sur la conformité. Aucun avis ne vous dira si l’organisme dispose d’une organisation dédiée aux bilans ni si son déroulé respecte les trois phases. Ce site ne publie d’ailleurs aucune note ni classement : rien de tel ne reposerait sur une mesure vérifiable.
Peut-on changer de consultant en cours de bilan ?
Rien dans le code du travail ne l’interdit, et cela se règle avec l’organisme. La question mérite d’être posée avant de signer, en même temps que les conditions d’interruption : la relation individuelle étant le cœur de la démarche, mieux vaut savoir ce qui est prévu si le courant ne passe pas.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels ouverts et vérifiés en septembre 2026.

Demander le programme et la grille de vérification

Le déroulé des trois phases et les cinq points qui se contrôlent avant de s’engager, par courriel.

Demander le programme

Le déroulé des trois phases et les critères de choix d’un organisme, par courriel.

Aucun numéro demandé, aucun appel non sollicité. Ce site ne vous demandera jamais le montant de vos droits ni vos identifiants Mon Compte Formation.